Programmation

Saison 20/21

Une saison qui nous oblige à identifier et répondre aux questions d’ordres « pratiques ». Comment organiser l’accueil du public dans un contexte sanitaire sensible ? Comment retrouver la confiance des spectateurs ? Quel impact pour l’accompagnement de la création et des pratiques culturelles ? 

Mais c’est une saison qui induit des réflexions d’ordres plus éthiques. Comment rendre plus équitable l’accès à la culture, quand les réponses construites pendant la période de confinement ont essentiellement déployé des offres d’accès dématérialisées ? L’un des enseignements de la crise sanitaire a été la mise en relief de l’énorme fracture sociale, culturelle et économique qui existe entre ceux qui ont les moyens d’accéder au tout numérique et à ses avantages (télétravail, offres dématérialisées etc.) et ceux qui n’y accèdent pas. Notre Théâtre conforte cet idéal d’être un espace accessible à tous les publics. Notre offre culturelle articule depuis ses débuts, il y a maintenant treize ans de cela, une recherche permanente de rapprochement autour des publics les plus éloignés de l’offre culturelle. Nous n’imaginons pas d’abandonner du jour au lendemain ces différents publics (public des quartiers, jeunes publics, personnes sans emplois) au profit d’une offre essentiellement orientée vers le tout numérique et essentiellement proposée au public qui peut y accéder. 

Cependant, la grande marche du monde se faisant, nous ne pouvons raisonnablement faire fi des nouveaux médias de diffusions culturelles de la scène nationale et internationale du spectacle vivant. C’est pourquoi, nous avons imaginé un projet qui permette à la fois d’allier : 

• Un programme d’actions culturelles renforcées auprès des publics les plus éloignés

• Une offre dématérialisée permettant l’accès à une partie de notre programmation culturelle (Extraits de spectacle en ligne, restitutions d’ateliers, direct live spectacles EAD Kaztéat) par lacréation d’une Chaine dédiée et accessible sur les réseaux.

• Le déploiement d’une plateforme d’accès à la billetterie et à la réservation de spectacles en ligne.

Nous renforçons également la diffusion d’œuvres culturelles auprès des plus jeunes par l’accueil de trois spectacles dit « jeunes public », dont une forme issue de la marionnette. Nous donnons la parole aux contes, aux mythes et aux légendes des peuples qui dévoilent en sous texte, quelques pans d’entendement de nos réalités contemporaines. Nous questionnons enfin l’histoire, dont la marche inexorable soulève parfois des nuages d’incompréhensions entre les quidams et les velléités d’ajustements portées par d’aucuns. Nous questionnons proposons notamment un spectacle qui questionne l’histoire du bagne, parce que nous pensons qu’il est important, de poser un regard serein sur le passé auquel nous sommes liés quel qu’en soit le degré et d’en tirer quelque chose d’un entendement.

Une saison où nous ne pouvons-nous résigner à produire comme hier les incohérences qui pèsent sur nos destinées aujourd’hui. Dans l’idéal, chaque nouveau jour peut-être, serait une occasion de repenser notre rapport immédiat au monde, à l’autre, à soi-même. Dans ce contexte de réinvention, il est plus que nécessaire, vital oserais-je dire, d’écouter la parole des poètes, des auteurs, d’aller au Théâtre enfin, et de gagner un recul sur le vécu immédiat. Se nourrir de l’expérience d’autrui, de la projection fantasmée de soi même dans l’acte que produit un personnage tragique ou comique ou que sais-je. Rêver.

Se projeter. Inventer. Construire ensemble une réalité qui ne soit pas la copie conforme de nos erreurs passées, mais qui forte de notre capacité résiliente, puisse produire un lendemain viable pour nos générations futures. C’est tout ce que nous souhaitons à chacun. Le Théâtre de Macouria s’engage, à essayer de prêter un peu de sa contribution à cet espace de probables, à travers sa nouvelle saison artistique.

Si les maux d’hier ont générés, génèrent encore, leurs lots d’épreuves et d’obstacles, ils ont aussi mis le doigt sur la nécessité urgente de faire circuler l’offre culturelle au sein de nos espaces sociaux et notamment, la nécessité d’aller au Théâtre.

Prenez soin de vous. Protégez-vous. À tous nous souhaitons une belle année culturelle.

La brochure
est disponible !

Saison 19-20

Nous consolidons le soutien à la création à travers des « résidences de création en territoire », qui sont amenées à générer du lien et du maillage culturel entre notre zone de juridiction (Macouria) et les différents bassins de territoires. 

Enfin, nous orientons la thématique de notre programmation culturelle de saison, vers un questionnement du rapport que nous entretenons de « L’autre à soi-même ». Les 15 spectacles accueillis cette année, tenterons d’apporter un éclairage et des clés d’entendements, à la question de la relation que nous inventons chaque jour avec «la part d’étrange qui réside en chacun». 

Nombres de conflits, d’histoire de rejets, n’ont-ils pas à voir avec cette relation que nous entretenons dans la sphère intime ? Doit-on constamment rejeter l’étranger que chacun porte en soi ? Un peu de considération pour cette inconnue, peut-il permettre une détente de la relation à celui qui n’est pas soi ? Se peut-il qu’un pas de côté soit porteur de salut pour la formation d’une communauté de destin. 

Dans la veine de cette thématique, nous inaugurerons cette saison, le premier volet d’une série de colloque portant sur des réflexions de sociétés et de mutations sociales. Pour mars 2020, avec le colloque « Dramaturgies féminines, un nouveau souffle pour la bataille des équités » nous questionnons, la place du féminisme dans nos sociétés à l’aune de l’écriture artistiques et du traitement du « féminisme » par les médias. 

Une année riche. Une année de mutation. De mutation, parce que notre cadre institutionnel évolue vers une « appellation d’intérêt national », et que les enjeux portés par cette appellation sont plus orientés, plus assumés. Une année de partage avec nos habitués, nos initiés, mais aussi nous l’espérons, dans une perspective de rencontre avec de nouveaux publics issus de la diversité de notre si beau territoire.

 

Grégory Alexander
Directeur adjoint chargé de la programmation
 

Cette même révolution numérique est en train de faire changer les rapports de pouvoir et de gouvernance. Nos individualités viennent peser dans la balance. Via les réseaux sociaux, nous pouvons d’un clic propager nos idéaux les plus nobles ou au contraire projeter nos peurs. Dans un contexte où nous n’avons guère le choix que d’être un acteur de ce monde en mutation, il me semble que pour nous, pour ceux dont la vie dépend parfois de nos clics il est indispensable de bien comprendre certaines situations qui font l’actualité. C’est dans cet esprit que la programmation 2018-2019 s’est construite. À travers des spectacles sensibles ou la part d’humanité des protagonistes est au centre des situations dramatiques, nous avons choisi d’aborder pudiquement les relations orient-occident, la radicalisation et l’immigration. Et parce que l’âme humaine est le ressort de toute société nous visitons aussi les thèmes de la perte, du chemin vers de l’autre, de la différence, de la difficulté d’être un être social. Tout cela à travers une ligne artistique sous influence de musiques et d’arts numériques.

Bonne saison 2018-2019.

Marie-Annie Félicité
Directrice, Théâtre de Macouria

Médina Mérika

Cie Nomade In France

Samedi 22 sept. 17h
Vendredi 28 sept. 20h
Durée 1h30

Genre Théâtre musical
À partir de 14 ans

Dans une ville arabe imaginaire, Ali, jeune réalisateur fasciné par le cinéma américain est retrouvé mort au fond d’un puits. Dans cette Médina commence alors une enquête singulière aux protagonistes engagés et révoltés mais aussi étranges, comme ce chien qui parle et mène l’enquête.

Cyclone

Cie Grand Théâtre Itinérant de Guyane

Vendredi 5 oct. 20h
Samedi 6 oct. 20h
Durée 1h10

Genre Théâtre
À partir de 12 ans

Clara, femme antillaise d’une quarantaine d’années, vit à Paris avec Horace, cinquantenaire, français de souche. Clara veut rentrer « au Pays ». Horace ré-siste. Apparaît Antoine, jeune homme maghrébin de seconde génération. Un mari en retour de ses « guerres », une femme plus âgée, un jeune homme ; c’est Phèdre, une autre fois ! Un cyclone menace l’île natale de Clara…

Le vilain petit canard

Polycompagnie

Samedi 13 oct. 18h
Samedi 20 oct. 18h
Durée 50 min

Genre Théâtre musical
À partir de 5 ans

Depuis qu’il est sorti tout neuf de son œuf, le vilain petit canard est rejeté de tous à cause de son appa-rence. Il part alors affronter le monde, seul. Peut-être réussira-t-il à approcher ces grands oiseaux blancs qu’il a vu passer, un jour, dans le ciel ?

Concert Duo Amazone

Duo Amazone Productions

Vendredi 9 nov. 20h
Durée 1h15

Genre Concert
À partir de 9 ans

Sur les bords de l’Amazone, par-delà l’océan Atlantique, la gamme s’élève… C’est celle d’un chant qui raconte les richesses et les secrets d’un petit bout de l’Amérique du sud, celle d’un doigté, unique, qui, sur des cordes vibrantes, réinvente les airs chaloupés des mazurkas et la douceur nostalgique des valses, celle  d’une création inclassable.

Le nègre n'est pas mort

Cie Tchô Yanm Productions

Samedi 17 nov. 18h
Vendredi 28 nov. 20h
Durée 1h40

Genre Théâtre
À partir de 9 ans

Atipa a disparu. Il se rendait à Sinnamary. Son bateau est introuvable. Est-il mort ? C’est la panique en Guyane, après l’annonce de la disparition du chroniqueur nomade. Les faits qui se déroulent sont-ils fictifs ou réels ? Que reste-il après le départ, l’absence et tout ce que cela engendre ? Autant de questions qui surgissent et forment intrinsèquement la matière dramatique de l’œuvre.

La radio des bonnes nouvelles

Cie La Fabrique Insomniaque

Samedi 15 déc. 18h
Durée 1h30

Genre Théâtre
À partir de 13 ans

Dans un lieu au départ indéfinissable, un temps indéfinissable, des musiciennes et des comédiennes vont s’animer, pour redonner vie à des femmes oubliées, en un concert unique, qui semble se répéter régulièrement. Renaissance ? Résurrection ? Évocation d’âmes qui se manifestent ? Où sont-elles parties, celles dont on n’entend pas assez les voix ?

Ô-Dieux

Cie El Ajouad

Samedi 9 mars 18h
Vendredi 15 mars 20h
Durée 1h05

Genre Théâtre
À partir de 15 ans

Eden Golan, Israélienne, professeure d’histoire, Shirin Akhras, jeune étudiante palestinienne de Gaza et Mina Wilkinson, militaire américaine. Une seule comé-dienne prête sa voix avec justesse et brio à trois des-tins parallèles qui finiront par se percuter dans une collision tragique. Scènes et situations s’enchaînent de manière fulgurante, le quotidien submerge les protagonistes, ballotés entre enthousiasme et déses-poir, tolérance et haine. Un spectacle coup de poing.

Babel Guyane

Le Théâtre de l’Entonnoir

Samedi 30 mars 18h
Durée 1h

Genre Théâtre
À partir de 13 ans

Comment un jeune Haïtien arrivé à 7 ans en Guyane puis parti à 18 ans à Paris peut-il se sentir ? Haïtien ? Guyanais ? Français ? Est-il l’étranger en Guyane ? Le Noir en France ? Celui qui ne sait rien de son pays d’origine ? Est-il un homme qui ne comprend pas sa mère ? Un homme qui a subi les préjugés ? Un homme qui a joué avec ce qu’on attendait de lui et qui tente de se construire ?
Ou est-il juste un homme en quête de sens ?

Le cœur d'un boxeur

Cie KS & CO

Samedi 06 avril 18h
Durée 1h05

Genre Théâtre
À partir de 12 ans

Dans une maison de retraite, la chambre de Léo vieux boxeur, est inconfortable, petite, un peu délabrée. Jojo, jeune «racaille» de 16 ans, est chargée, dans le cadre d’une sanction pénale, de la repeindre. Léo et Jojo, deux personnes plongées dans un univers car-céral. Chacune dans sa solitude. Trois générations les séparent. La communication est difficile. La jeune est insolente, le vieux paraît sénile. Ce sont des masques de défense ; ils apprennent peu à peu à se connaître. Et ces deux-là finissent, après s’être fait la guerre, par se sauver l’un l’autre, recouvrer le chemin vers la liberté. Une manière de marronnage en somme.

Lettre pour Elena

Cie La Parenthèse

Samedi 13 avril 18h
Samedi 20 avril 18h
Durée 50 min

Genre Théâtre
À partir de 7 ans

Quelque part en campagne, un matin d’été, Frank, Lucie et Aïcha jouent, comme chaque jour depuis que l’école est terminée. Un nid d’écureuil, un étang, un tronc d’arbre qui se transforme en moto de course, un rocher, des fraises, du foin, un fossé, une route…

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Mange tes ronces

Le Centre culturel du Brabant Wallon

Samedi 04 mai 18h
Samedi 11 mai 18h
Durée 50 min

Genre Théâtre d’ombres
À partir de 5 ans

Mamie Ronce vit avec Moquette, son basset « qui déteste les enfants ». Chaque matin, elle regarde son feuilleton « Une Rose sur le Mur » puis s’en va faucher le fond de son jardin. Envoyé prendre un bol d’air chez sa grand-mère, Léopold doit débroussailler les fourrés grouillants de ronces. Il entend ricaner… et se pique ! Le soir tombe. Mamie Ronce prépare une soupe… une soupe aux orties !

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Cata, fracas et caetera

Théâtre de l’Entonnoir

Vendredi 18 mai 18h
Samedi 24 mai 18h
Durée 55 min

Genre Théâtre
À partir de 15 ans

Quatre sinistrés vont vivre sous nos yeux leurs ca-tastrophes individuelles. Catastrophes à la fois éphémères et redondantes sans qu’aucune accal-mie ne vienne leur donner du répit puisque par effet d’empathie, ces CATAS et FRACAS individuels sont influencés par ceux des autres. Tendresse et barba-rie alternent. Celui qui tend la main devient aussitôt oppresseur. Qu’arrivent-ils vraiment à ces quatre personnages ? Est-ce l’oppression ambiante qui les consomme ? Sont-ils dans le tourniquet d’une société boomerang ? Sont-ils dans une cérémonie cathartique ?

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