Cata, fracas et caetera

Quatre sinistrés vont vivre sous nos yeux leurs catastrophes individuelles. Catastrophes à la fois éphémères et redondantes sans qu’aucune accal-mie ne vienne leur donner du répit puisque par effet d’empathie, ces CATAS et FRACAS individuels sont influencés par ceux des autres. Tendresse et barbarie alternent. Celui qui tend la main devient aussitôt oppresseur.

Mange tes ronces

Mamie Ronce vit avec Moquette, son basset « qui déteste les enfants ». Chaque matin, elle regarde son feuilleton « Une Rose sur le Mur » puis s’en va faucher le fond de son jardin. Envoyé prendre un bol d’air chez sa grand-mère, Léopold doit débroussailler les fourrés grouillants de ronces. Il entend ricaner… et se pique ! Le soir tombe. Mamie Ronce prépare une soupe… une soupe aux orties !

Lettre pour Elena

Quelque part en campagne, un matin d’été, Frank, Lucie et Aïcha jouent, comme chaque jour depuis que l’école est terminée. Un nid d’écureuil, un étang, un tronc d’arbre qui se transforme en moto de course, un rocher, des fraises, du foin, un fossé, une route…

Le cœur d’un boxeur

Dans une maison de retraite, la chambre de Léo vieux boxeur, est inconfortable, petite, un peu délabrée. Jojo, jeune «racaille» de 16 ans, est chargée, dans le cadre d’une sanction pénale, de la repeindre. Léo et Jojo, deux personnes plongées dans un univers car-céral. Chacune dans sa solitude. Trois générations les séparent. La communication est difficile. La jeune est insolente, le vieux paraît sénile. Ce sont des masques de défense ; ils apprennent peu à peu à se connaître. Et ces deux-là finissent, après s’être fait la guerre, par se sauver l’un l’autre, recouvrer le chemin vers la liberté. Une manière de marronnage en somme.

Lovriyé Mindò

1855, la Guyane connaît un événement majeur, la ruée vers l’or. Guyanais, Caribéens, orpailleurs, négociants, canotiers, maraudeurs…partent à l’assaut des fleuves de Guyane à la recherche de ce métal précieux dans lesplacers. Lovryé Mindò nous donne à entendre les paroles de Guyane, les paroles de la Terre. À partir de l’histoire de son grand-père ( Pè DJOUL ) arrivé en 1926, Franck COMPPER raconte l’ÉPOPÉE des orpailleurs fin 19e milieu 20e siècle.

Ô-Dieux

La Cie El Ajouad porte sur scène un texte de Stefano Massini, O-Dieux, sur le conflit israélo-palestinien, vu à travers les yeux de trois femmes : Eden Golan, Israélienne, professeure d’histoire, Shirin Akhras, jeune étudiante palestinienne de Gaza et Mina Wilkinson, militaire américaine. Une seule comé-dienne prête sa voix avec justesse et brio à trois des-tins parallèles qui finiront par se percuter dans une collision tragique. Scènes et situations s’enchaînent de manière fulgurante, le quotidien submerge les protagonistes, ballotés entre enthousiasme et déses-poir, tolérance et haine. Un spectacle coup de poing.

La radio des bonnes nouvelles

Dans un lieu au départ indéfinissable, un temps indéfinissable, des musiciennes et des comédiennes vont s’animer, pour redonner vie à des femmes oubliées, en un concert unique, qui semble se répéter régulièrement.
Renaissance ? Résurrection ? Évocation d’âmes qui se manifestent ? Où sont-elles parties, celles dont on n’entend pas assez les voix ?

Le nègre n’est pas mort

Atipa a disparu. Il se rendait à Sinnamary. Son bateau est introuvable. Est-il mort ? C’est la panique en Guyane, après l’annonce de la disparition du chroniqueur nomade. Sa femme décide d’organiser des festivités au Parc des Rois pour rendre hommage à son mari. Les faits qui se déroulent sont-ils fictifs ou réels ? Que reste-il après le départ, l’absence et tout ce que cela engendre ? Autant de questions qui surgissent et forment intrinsèquement la matière dramatique de l’œuvre.

Concert Duo Amazone

Sur les bords de l’Amazone, par-delà l’océan Atlantique, la gamme s’élève… C’est celle d’un chant qui raconte les richesses et les secrets d’un petit bout de l’Amérique du sud, celle d’un doigté, unique, qui, sur des cordes vibrantes, réinvente les airs chaloupés des mazurkas et la douceur nostalgique des valses, celle d’une flûte dont le tracé généreux enveloppe délicatement l’essence musicale pour souligner les subtilités rythmiques et les syncopes d’une création inclassable.

Le vilain petit canard

Depuis qu’il est sorti tout neuf de son œuf, le vilain petit canard est rejeté de tous à cause de son appa-rence. Il part alors affronter le monde, seul. Peut-être réussira-t-il à approcher ces grands oiseaux blancs qu’il a vu passer, un jour, dans le ciel ?